Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
La Maison d’Évelyne est un Domaine champêtre en activité depuis 1993.					 Située sur un site enchanteur au pied duquel coule la rivière Salvail. 				       Nous vous y accueillons pour tout style de réception, dans un cadre champêtre, intime, romantique, simple et chic le tout emprunt d'une touche de magie. Il nous fera plaisir de vous recevoir dans ce superbe décor inattendu pour la région. 								Plus d'informations sur le site : www.maisondevelyne.ca

La Maison d'Évelyne au Jardin

La Maison d’Évelyne est un Domaine champêtre en activité depuis 1993. Située sur un site enchanteur au pied duquel coule la rivière Salvail. Nous vous y accueillons pour tout style de réception, dans un cadre champêtre, intime, romantique, simple et chic le tout emprunt d'une touche de magie. Il nous fera plaisir de vous recevoir dans ce superbe décor inattendu pour la région. Plus d'informations sur le site : www.maisondevelyne.ca

Nom français : Pimbina ou Viorne trilobée

com

Il pousse actuellement sur le site de la Maison d’Évelyne plusieurs arbustes sauvages qui sont la source de la récolte qui est faite en automne pour la cuisine.

Nous allons développer cette culture en mettant au printemps plusieurs plants en terre. Certains seront issus de boutures de plants sauvages et d’autres seront acheter (cultivar chez un producteur). Il est certain qu’avant que nous puissions augmenter d’une manière significative notre production, il nous faudra de la patience, comme d’ailleurs bien souvent au jardin, mais qu’importe, car que ne ferait on pas pour une  «bonne » gourmandise….

Du latin : Viburnum trilubum

Nom anglais: Cranberry Tree; Mooseberry; Squashberry

Nom Algonquin : nipimina se traduisant littéralement par : graines ou fruits amers

  

Photo prise par:  www.jardinjp.ca/galerie-viburnum/bvi700.html

Les Origines de son nom

 

Le nom français de « viorne » vient du latin viburnum qui signifie « lier », par allusion à la souplesse des rameaux. Trilubum du latin voulant dire trois lobes                                              
 
Le terme pimbina, d'origine algonquienne, désigne deux espèces de caprifoliacées du genre Viburnum : la viorne trilobée (Viburnum trilobum ) et la viorne comestible (Viburnum edule ). La famille des caprifoliacées  comprend plusieurs autres arbustes à petites baies, comme le chèvrefeuille qui s'appelait jadis caprifolium - littéralement « feuille de bouc » - et qui a donné son nom à la famille. .

Ou la trouver

Il s’agit d’une espèce indigène au Canada que l’on retrouve, du Nouveau-Brunswick à la Colombie-Britannique. Au sud jusque dans l’état de Washington et à l’est et au nord de la Virginie. Au nord du Canada  on la trouve jusqu’en Alaska, ce qui en fait une plante très rustique (zone 2) On peut aussi trouver des plants isolés au nouveau Mexique.  Elle est très proche de la ‘Viburnum opulus’  que l’on trouve en Europe  et en Asie .

Sa culture

La viorne trilobée est un arbuste à feuilles trilobées, caduques, à port étalé qui virent au rouge à l’automne. Au printemps l’arbuste offre de jolies inflorescences plutôt aplaties de couleur blanches.   Il atteint à sa maturité une hauteur de 6,5 à 13pieds (2 à 4m) et peut vivre de 100 à 200 ans La viorne trilobée n’a pas reçu beaucoup d’attention de la part des sélectionneurs, mais on peut se procurer des cultivars dont les fruits affichent des caractéristiques améliorées. Il faut attendre 4 à 5 ans après la plantation avant  que la pleine  production n’arrive à son plein rendement.

Les cultivars qui sont disponibles dans les centres jardins sont : ‘Afredo’ qui a un port compact et des couleurs à l’automne exceptionnels. Le cultivar ‘Andrews’  qui produit des  fruits abondants, le ‘Compactum,’ qui serait parait il le plus vendu, et finalement le cultivar ‘Wentworth’ qui possède une très grande rusticité et des fruits abondants, constitueraient  actuellement les meilleurs choix pour le jardin

L’habitat indigène de la viorne trilobée est fait d’endroits humides et ombragés, comme les rives des cours d’eau, les taillis humides et les anciennes plaines alluvionnaires, mais aime aussi les endroits ensoleillés ( à condition de ne pas subir de sécheresse) Pour une plantation en verger, le sol doit être constitué d’un loam bien drainé ou d’un loam limoneux avec une bonne capacité de rétention de l’eau et un pH se situant entre 6 et 7,5. La viorne trilobée ne résiste pas bien à la sécheresse et une période de sécheresse prolongée peut endommager gravement ou même tuer le plant. Les plants doivent être espacés de 6,5 à 8 pieds (2 à 2,5m) les uns des autres. L’espacement entre les rangs doit être de treize à vingt pieds (4 à 6m). Les racines de la viorne trilobée ne sont pas très profondes ni très étendues.

 La Viorne fait parti des plantes conseillées dans le programme de renaturalisation des berges édité par Suzanne Pronovost www.federationdeslacs.ca/environ/envirodocs/listedesvegetauxRappel.pdf

Gourmandise humaine?


C’était un aliment important pour les Amérindiens. Cueillit soit à l’automne ou en hiver, pour une consommation immédiate ou qui était conservé jusqu’à ce qu’il s’attendrisse. Pouvait aussi être séché (un peu comme les canneberges) Il existait vraiment plusieurs manières de les consommer et de les conserver (voir le lien avec Passeport santé) http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/HerbierMedicinal/Plante.aspx?doc=viorne_hm ..

Aujourd'hui, on n'emploie plus guère le fruit de la viorne qui fait parti des fruits qui ont été délaissés. Depuis quelques années certains programmes sont mis en place pour promouvoir la culture de certains petits fruits ( voir à la fin dans autres)Actuellement on trouve de petites productions de confiture, de gelée ou sous forme de jus, de vin, ou aussi de vinaigre. Sa saveur s’apparente à celle de l’atoca.

Et pour nos amis ailés ? 


 Selon le frère Marie-Victorin, les fruits du V. cassinoides, qui est une des espèces omniprésente au Québec, sont la nourriture principale des merles d'Amérique venant du nord qui traversent la vallée du Saint-Laurent. Les passereaux qui normalement sont plutôt des adeptes de protéines, sont très intéressés à l’automne à manger les baies de Pimbina car celles-ci sont riches en hydrates de carbone.

Excellent carburant pour leur voyage dans le sud.

 

En cuisine

Les fruits sont mûrs à la fin de la saison. Il est souvent cueilli après un gel mais si l’on désire faire de la gelée il est conseillé de cueillir le fruit  avant  que celui-ci ne soit trop mûr afin d’en conserver la teneur élevée en pectine.  Dans ce cas le fruit est plus ferme, croustillant et aigre mais, après un gel, il devient mou et appétant et sa teneur en pectine est alors réduite. Et attendre rend le fruit plus juteux. Tout un dilemme… à vous de faire votre expérience.

Ce dernier est aussi utilisé pour faire du vin, des liqueurs et des sauces, excellent aussi pour faire des sorbets ou en confiture sur une tartine (version sucré) et avec du fromage (comme du chèvre) pour une version salé.  Actuellement sa valeur nutritionnelle n’a pas encore été établie.  En cuisine je l’utilise pour certaines sauces, avec les paupiettes de dindonneau farcies au sanglier qui sont offertes dans certains menus. Parfois avec les tournedos de dindonneau, pour les méchouis ou d’autres viandes, mais surtout des viandes blanches. Je m’en sers aussi pour givrer les verres dans lesquels sont servis les sorbets au citron. La couleur (rouge sombre) et son goût acidulé se marie superbement. Je vous joins dans la section recette ma méthode de transformation qui s’approche plus d’un coulis que d’une gelée.

Usage médical:

En Europe comme en Amérique, on a employé la viorne (dans ce cas il s’agira plutôt de l’utilisation de son écorce) contre les crampes menstruelles et pour prévenir les fausses couches. C’est une plante par excellence pour la femme (voir le lien inscrit plus haut  pour plus de documentation dans Passeport santé)

Autres :

Sources d'aliments fonctionnels et nutraceutiques, diversification agricole, mise en valeur du territoire des régions, voilà quelques-unes des promesses d'intérêt des cultures indigènes ou en émergence traitées qui sont traitées (amélanchier, argousier, bleuetier en corymbe, camerisier ou chèvrefeuille comestible, cassissier, cerisier et mûrier). Un ouvrage à consulter pour en savoir plus sur les caractéristiques de chacune des plantes, la production, la mise en marché, les initiatives québécoises de recherche et de développement, les personnes-ressources et les outils de référence. Voir

http://www.agrireseau.qc.ca/petitsfruits/navigation.aspx?pid=533&sid=0&r

Les petits fruits ont la cote
Publié dans Le Bulletin des agriculteurs de juillet/août 2006. Voir le lien suivant

http://www.lebulletin.com/abonnement2/0607/0607b.cfm

 

Print
Repost

Commenter cet article